Repères
| Naissance | 10 juin 1959, Reggiolo (Émilie-Romagne) |
| Père | Éleveur de vaches laitières |
| Surnoms | « Carletto » (Italie), « Don Carlo » (Espagne) |
| Sommets | 5 Ligues des champions d’entraîneur, record |
| 2026 | Entraîneur du Brésil, éliminé en huitièmes du Mondial |
Une ferme d’Émilie
Carlo Ancelotti naît le 10 juin 1959 à Reggiolo, une petite ville d’Émilie-Romagne, d’un père éleveur de vaches laitières. Il a grandi sur une ferme, et dit que cette enfance a façonné son caractère. Il voit des parallèles entre l’agriculture et le football : l’un et l’autre, dit-il, ont beaucoup en commun.
Il joue d’abord à Parme (1976-1979). Côté table, son plat préféré est le tortellini, et on le dit connaisseur et heureux de montrer ses talents de cuisinier.
Le joueur : Rome, puis le grand Milan
Milieu de terrain décrit comme intelligent et tenace, il joue à la Roma de 1979 à 1987, puis à l’AC Milan (1987-1992), sous Arrigo Sacchi : il y gagne le championnat 1988 et deux Coupes d’Europe des clubs champions (1988-89 et 1989-90). Il compte 26 sélections et un but avec l’Italie, manque le Mondial 1982 par blessure, ne joue pas celui de 1986 et participe à celui de 1990, où l’Italie finit troisième. Ses genoux le forcent à arrêter à 33 ans.
Adjoint, puis licencié, puis licencié encore
Il est l’adjoint de Sacchi en sélection italienne (1992-1995), jusqu’à la finale du Mondial 1994. Il dirige ensuite Reggiana, qu’il fait monter en Serie A (1995-1996), puis Parme (1996-1998), dont il est renvoyé, et la Juventus (1999-2001), renvoyée après deux deuxièmes places.
Beaucoup de ces départs sont des renvois : le métier d’entraîneur, même pour un futur recordman, ne protège pas de la porte.
Milan, Chelsea, Paris, Madrid
À l’AC Milan (2001-2009), il gagne la Ligue des champions 2002-2003 et 2006-2007, et la Serie A 2003-2004 avec un record de 82 points. À Chelsea (2009-2011), il fait le doublé championnat-Coupe d’Angleterre en 2009-2010 ; il est renvoyé en mai 2011. À Paris (2011-2013), il gagne la Ligue 1 en 2012-2013. Au Real Madrid (2013-2015), il remporte la Ligue des champions 2013-2014, la Coupe du Roi et le Mondial des clubs, mais il est renvoyé en mai 2015.
Il passe ensuite au Bayern (2016-2017, champion, renvoyé en septembre 2017), à Naples (2018-2019, renvoyé en décembre 2019) et à Everton (2019-2021, démission en juin 2021).
Le retour de « Don Carlo »
Il revient au Real Madrid en 2021 et le quitte en 2025 : deux Liga (2021-2022 et 2023-2024), deux Ligues des champions de plus (2022 et 2024). Il compte cinq Ligues des champions comme entraîneur, un record, cinq Supercoupes d’Europe et trois Coupes du monde des clubs.
La famille
Il a eu deux enfants de son premier mariage avec Luisa : Davide et Katia. Davide a joué dans les jeunes de l’AC Milan jusqu’à une blessure qui a mis fin à ses projets de professionnel ; titulaire d’un diplôme de sciences du sport, il a travaillé dans le staff de son père au Real Madrid. Katia est mariée à un nutritionniste, Mino Fulco. En juillet 2014, Carlo Ancelotti a épousé Mariann, une Canadienne aux parents espagnols, avec qui il a passé une année sabbatique à Vancouver.
Cinéphile, il a dit avoir été ému par Le Parrain et Voyage au bout de l’enfer. Il a joué un footballeur dans « Le Monde de Don Camillo » (1983), face à Terence Hill, et il apparaît dans Star Trek Sans limites.
Le Brésil, et un Mondial douloureux
Depuis 2025, il est sélectionneur du Brésil. Au Mondial 2026, le Brésil est éliminé en huitièmes de finale par la Norvège (2-1). Ancelotti reconnaît un Mondial décevant et affirme que la défaite marque « le début d’un nouveau cycle » ; il juge que le milieu doit être remanié, avec l’arrivée de jeunes. Il vient de prolonger son contrat jusqu’en 2030.