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PORTRAIT — LE DOCTEUR

Sócrates

Médecin, capitaine du Brésil de 1982, fumeur et buveur assumé, il a fait de son club une démocratie sous la dictature.

Repères

Naissance19 février 1954, Belém (Pará)
MétierMédecin, diplômé en 1977
Corinthians1978-1984, Démocratie corinthiane
Seleção60 sélections, 22 buts, capitaine en 1982
Mort4 décembre 2011, à 57 ans

Belém, puis Ribeirão Preto

Sócrates Brasileiro Sampaio de Souza Vieira de Oliveira naît le 19 février 1954 à Belém, dans l’État du Pará. Il est le fils aîné de Raimundo et Guiomar Vieira. Son frère cadet Raí sera champion du monde avec le Brésil en 1994.

La famille s’installe à Ribeirão Preto en janvier 1960, quand son père obtient un poste de superviseur fiscal. Sócrates étudie au collège Marista, puis à la faculté de médecine de Ribeirão Preto, dont il sort diplômé en 1977.

Footballeur et médecin

Il joue au Botafogo de Ribeirão Preto de 1973-1974 à 1978, tout en terminant ses études de médecine. Il rejoint le Corinthians en 1978. Après sa carrière, il exerce la médecine à Ribeirão Preto. Son surnom de « Doutor » vient de là.

La Démocratie corinthiane

Au Corinthians, il est cofondateur de la Démocratie corinthiane : un fonctionnement où les joueurs participent aux décisions du club, dans un Brésil encore sous dictature militaire. Il soutient la campagne Diretas Já, pour l’élection du président au suffrage direct, et promet à la foule, le 16 avril 1984, de partir jouer en Italie si le régime refuse. Il est membre du Parti des travailleurs. Il se disait communiste, selon Global Voices.

Il quitte ensuite le Corinthians pour la Fiorentina, en Italie, où il joue en 1984-1985.

Un capitaine pas comme les autres

Il porte le brassard du Brésil à la Coupe du monde 1982, éliminé par l’Italie, et dispute celle de 1986, où il marque deux buts (contre l’Espagne et la Pologne). Il compte 60 sélections et 22 buts entre 1979 et 1986. Le Brésil finit troisième de la Copa América 1979 et finaliste en 1983. Après la Fiorentina, il passe par Flamengo (1986-1987) et Santos (1988-1989).

Un « anti-athlète »

Wikipédia le décrit comme un gros fumeur et un gros buveur, un « anti-athlète ». Il est aussi chroniqueur dans plusieurs journaux et consultant télé. Il a été marié quatre fois et a six enfants. Il travaille à un roman de fiction sur la Coupe du monde 2014 au moment de sa mort.

4 décembre 2011

En 2011, des problèmes de santé liés à l’alcool (hémorragie digestive, cirrhose) l’hospitalisent en août et en septembre. Il est hospitalisé de nouveau le 1er décembre et meurt le 4 décembre 2011, à 57 ans, d’un choc septique.

Ce jour-là, le Corinthians joue contre Palmeiras et devient champion du Brésil : les joueurs lèvent le poing en hommage, comme il le faisait. La présidente Dilma Rousseff, Zico, Ronaldo, Paolo Rossi et d’anciens compagnons le saluent. En 2022, le prix Sócrates a été créé par France Football, Peace and Sport et sa famille.

Les sources se contredisent sur le lieu de sa mort (São Paulo selon Wikipédia, Ribeirão Preto selon Global Voices) et sur la compétition gagnée le 4 décembre (championnat du Brésil, mais Global Voices écrit « coupe »). Wikipédia donne 297 matchs et 172 buts au Corinthians dans le texte, 269 et 150 dans son tableau. Plusieurs références de Wikipédia sont datées de 2026, ce qui reste à vérifier.

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