Repères
| Naissance | 30 octobre 1960, Lanús (province de Buenos Aires) |
| Quartier | Villa Fiorito, bidonville du sud de Buenos Aires |
| Fratrie | Quatre sœurs aînées, deux frères footballeurs |
| Sommets | Mondial 1986, deux titres à Naples |
| Mort | 25 novembre 2020, à 60 ans |
Villa Fiorito
Diego Armando Maradona naît le 30 octobre 1960 à l’hôpital Evita de Lanús, d’une famille catholique pauvre. Il grandit à Villa Fiorito, un bidonville de la périphérie sud de Buenos Aires. Son père, Diego, est ouvrier dans une usine de produits chimiques ; sa mère, Dalma Salvadora Franco, est d’ascendance italienne et croate. Il a quatre sœurs aînées et deux frères, Hugo et Raúl, footballeurs professionnels. Il reçoit son premier ballon à trois ans. Une autre fiche le décrit comme le huitième de huit enfants : les sources divergent sur la fratrie. Il apprend à dribbler sur les rues de terre du quartier.
Les Cebollitas : 141 matchs sans défaite
Repéré à huit ans (dix selon une autre source, qui précise qu’il arrive à Argentinos avec son ami Goyo Carrizo, lui aussi de Villa Fiorito), il rejoint en mars 1969 les Cebollitas, l’équipe de jeunes d’Argentinos Juniors. Il y gagne deux fois le tournoi Evita (1973-1974) et enchaîne 141 matchs sans défaite. En 1975, à quinze ans, il a failli débuter en première division le jour où River est sacré champion, mais son entraîneur des jeunes a refusé de le laisser partir. Il débute finalement chez les pros le 20 octobre 1976 ; à seize, en février 1977, il joue pour l’Argentine. Il est la vedette et le meilleur joueur de la Coupe du monde des moins de 20 ans 1979.
Boca, Barcelone, la cheville brisée
Il rejoint Boca Juniors en février 1981 (quatre millions de dollars) et gagne le championnat. En 1982, Barcelone l’achète pour un record mondial, cinq millions de livres. Il y gagne la Coupe du Roi 1983 et la Coupe de la Ligue, mais se fait briser la cheville par un tacle en septembre 1983. En 1984, il prend part à la bagarre de la finale de la Coupe du Roi contre Bilbao. Au total, 38 buts en 58 matchs.
Naples, le dieu
En juillet 1984, Naples le recrute pour un record, 6,9 millions de livres. Il y gagne le championnat 1986-87 et 1989-90 et la Coupe UEFA 1989. Il y marque 115 buts selon la source, un record du club, battu en 2017 par Hamšík (les sources ne comptent pas toutes de la même façon). Au Mondial 1986, capitaine de l’Argentine, il gagne la Coupe et le Ballon d’or du tournoi, avec la « main de Dieu » et le « but du siècle » contre l’Angleterre. En 1990, finaliste malheureux, il perd 1-0 contre l’Allemagne.
La chute
À Naples, l’usage de cocaïne continue : des amendes d’environ 70 000 dollars, puis une suspension de quinze mois. Il quitte le club en 1992. Après Séville, Newell’s Old Boys et Boca, il est exclu de la Coupe du monde 1994 après un contrôle positif à l’éphédrine, après deux matchs : c’est sa dernière sélection. Les pages consultées ne détaillent ni ses cures ni la suite de sa dépendance.
Entraîneur, Cuba, derniers clubs
Il dirige Mandiyú (1994), Racing (1995), l’Argentine (novembre 2008-juillet 2010), Al Wasl, Fujairah, Dorados et, à partir de septembre 2019, Gimnasia La Plata. Il a une relation forte avec Cuba : en 2002 il offre à Fidel Castro et au peuple cubain les droits de son autobiographie, et en 2005 il l’interviewe dans son émission « La Noche del 10 ».
25 novembre 2020
Maradona meurt le 25 novembre 2020, à 60 ans, à Dique Luján, dans la province de Buenos Aires, alors qu’il était en convalescence après une neurochirurgie. Une fiche l’attribue à un arrêt cardiaque, plusieurs semaines après l’opération au cerveau ; les autres sources consultées ne donnent pas la cause. Naples rebaptise son stade à son nom le 4 décembre.
Un procès de sept soignants, dont un médecin, un psychiatre, un psychologue et des infirmiers, doit s’ouvrir à partir du 17 mars 2026 : il doit établir si son décès était inévitable ou si une « négligence fatale, voire consciente » est en cause.