Repères
| Naissance | 3 mars 1953, Rio de Janeiro (quartier de Quintino Bocaiúva) |
| Flamengo | 1971-1983 puis 1985-1989 |
| Seleção | 71 sélections, 48 buts selon Wikipédia |
| Coupes du monde | 1978, 1982, 1986 |
| Ailleurs | Udinese (1983-1985), Kashima (1991-1994) |
Quintino, la maison des frères
Arthur Antunes Coimbra naît le 3 mars 1953 à Rio de Janeiro, dans le quartier ouvrier de Quintino Bocaiúva. Son père, José Antunes Coimbra (1901-1986), est né à Tondela, au Portugal, et a émigré au Brésil à dix ans. Sa mère s’appelle Matilde Ferreira da Silva Costa. Arthur est le benjamin : la FIFA parle de six enfants, avec cinq frères et une sœur, et Wikipédia en cite cinq autres que lui. Ses frères Edu, Antunes et Nando deviennent footballeurs professionnels.
Il joue au futsal avec l’équipe Juventude, gérée par ses frères et leurs amis, et le dimanche au River FC. Son surnom vient de « Arthurzinho », raccourci en Zico, idée de sa cousine Linda Rolim. À quatorze ans, selon la FIFA, il joue un match avec l’América mais choisit Flamengo, « le choix du cœur » : sa famille est très attachée au club. Wikipédia précise qu’un match où il marque neuf buts avec River le fait orienter vers Flamengo.
Un adolescent trop frêle
Zico est un adolescent fluet. Flamengo l’inscrit à un programme intensif de développement musculaire, conçu par le professeur d’éducation physique José Roberto Francalacci, avec un régime financé par le club. Il passera aussi un diplôme d’éducation physique pendant sa carrière.
Ses débuts sont lents : l’entraîneur Fleitas Solich l’intègre à l’équipe première, puis Zagallo le renvoie chez les jeunes, avant que Joubert ne le garde. Il offre une passe décisive contre Vasco en 1971, selon la FIFA.
Flamengo, 1981
Avec Flamengo, il gagne la Copa Libertadores et la Coupe intercontinentale en 1981, ainsi que le championnat national en 1980, 1982 et 1983. Il est le meilleur buteur de l’histoire du club, avec 508 buts selon Wikipédia. Il est élu meilleur joueur sud-américain en 1977, 1981 et 1982.
Les Coupes du monde
En 1978, le Brésil termine troisième, mais un but de Zico contre la Suède est refusé par l’arbitre Clive Thomas. En 1982, il marque quatre buts, et le Brésil est éliminé par l’Italie, 3-2. En 1986, il joue blessé : en quart de finale contre la France, il rate un penalty dans le temps réglementaire, puis marque lors de la séance de tirs au but, mais le Brésil est éliminé. Il aura joué 71 fois en sélection et marqué 48 buts.
L’Italie, puis le Japon
Il part à l’Udinese en 1983 après un blocage initial de la fédération italienne, pour 4 millions de dollars. Il marque 19 buts en 1983-1984 et est nommé joueur de l’année en Serie A, mais des blessures, des suspensions et des conflits avec la direction marquent la saison suivante. Des poursuites fiscales sont aussi engagées contre lui, et abandonnées en 1988.
Il revient à Flamengo, puis rejoint en 1991 le club de Sumitomo Metals, alors en deuxième division, devenu Kashima Antlers. Lors du premier match de J.League, il marque un triplé. Une statue de lui se dresse devant le stade de Kashima, et on le surnomme au Japon « dieu du football ».
Ministre, entraîneur
Il est ministre des Sports du Brésil de 1990 à 1991 sous Fernando Collor de Mello, pendant environ un an, avec une loi sur la dimension commerciale des clubs.
Entraîneur, il dirige le Japon de 2002 à 2006 (Coupe d’Asie 2004 gagnée, Coupe du monde 2006 sans victoire), puis Fenerbahçe, champion de Turquie en 2006-2007, le Bunyodkor en Ouzbékistan, le CSKA Moscou, l’Olympiakos, l’Irak et Goa en Inde. Il est ensuite directeur technique puis conseiller technique de Kashima.
Sandra
Il a rencontré Sandra Carvalho de Sá en 1969 ; ils se sont mariés en 1975 et ont trois fils, Arthur Jr., Bruno et Thiago. Il a été intronisé au Hall of Fame du football brésilien en 2010 et à celui du Japon en 2016.