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PORTRAIT — LE VOYAGEUR DE LA CAN

Claude Le Roy

Milieu de terrain discret des divisions françaises, il est devenu le sorcier blanc de la CAN : neuf phases finales, un titre avec le Cameroun en 1988, et un élève nommé Hervé Renard.

Repères

Naissance6 février 1948, Bois-Normand-près-Lyre
JoueurMilieu de terrain : Rouen, Ajaccio, Avignon, Laval, Amiens
TitreCAN 1988 avec le Cameroun
CAN9 phases finales, 38 matchs
ÉlèveHervé Renard

Un milieu de terrain de division inférieure

Claude Le Roy naît le 6 février 1948 à Bois-Normand-près-Lyre, selon Wikipédia. Sa famille et son enfance ne sont pas documentées dans les sources consultées : ce portrait ne les invente pas. Milieu de terrain, il joue à Rouen (1968-1970), Ajaccio (1970-1973), Avignon (1973-1977), Laval (1977-1980) puis Amiens (1980-1981).

Amiens, Grenoble, puis l’Afrique

Il devient entraîneur à Amiens dès 1980, puis passe par Grenoble de 1983 à 1985. En 1985, il prend le Cameroun, qu’il dirige jusqu’en 1988. Dès 1986, il atteint la finale de la CAN : le Cameroun la perd aux tirs au but (0-0, 5-4) contre l’Égypte, pays hôte.

Casablanca, 1988

Deux ans plus tard, le Cameroun bat le Maroc en demi-finale, puis le Nigeria 1-0 en finale à Casablanca, sur penalty d’Emmanuel Kundé. C’est le titre de champion d’Afrique 1988, le seul que Claude Le Roy ait gagné comme sélectionneur à la CAN.

Un homme qui revient

Il dirige le Sénégal de 1989 à 1992 (quatrième de la CAN 1990, quart de finale en 1992, battu par le Cameroun), puis la Malaisie, puis la RD Congo, le Ghana (troisième de la CAN 2008 après un 4-2 contre la Côte d’Ivoire), Oman (vainqueur de la Gulf Cup en 2009), la Syrie en 2011, le Congo, le Togo de 2016 à 2021. Il a aussi été conseiller à l’AC Milan en 1996 et directeur du football au PSG en 1997-1998, et il a vécu l’expérience du Mondial 1998 avec le Cameroun.

Il dit lui-même n’avoir jamais été licencié, avoir toujours choisi de partir, et qu’on lui a toujours demandé de revenir, selon la CAF.

Hervé Renard, son élève

À Cambridge United en 2004, Claude Le Roy dit avoir surtout aidé Hervé Renard sans contrat formel (un « moral contract »), et avoir « sauvé » le club. Renard sera ensuite son adjoint au Ghana, puis deux fois vainqueur de la CAN.

Les chiffres de la CAN

La CAF compte neuf phases finales pour lui : 1986, 1988, 1990, 1992, 2006, 2008, 2013, 2015 et 2017. Son bilan est de 16 victoires, 12 nuls et 10 défaites, 44 buts marqués, 38 encaissés. En août 2018, George Weah lui a remis, avec Arsène Wenger, la distinction de Grand Commandeur de l’Ordre humain de la Rédemption africaine.

Wikipédia présente le Congo comme poste actuel alors que le texte évoque une démission en novembre 2015, et liste Cambridge United en 2004 alors que le texte parle d’une simple aide. La CAF parle de « sept tournois consécutifs » avant 2013 mais n’en compte que six. Les dates de ses passages se chevauchent parfois (Amiens 1980-1981, Al-Shabab et Cameroun en 1985). Rien n’est établi ici sur son enfance.

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